Rudolf Steiner

 

     Rudolf Steiner est un Autrichien né le 25 février 1861 à Doljnji Kraljevec en Croatie et mort à Dornach en Suisse le 30 mars  1925. Il est le fondateur de l'anthroposophie, enseignement spirituel fondé sur un corpus de techniques essentiellement méditatives et psychophysiologiques, visant à restaurer l'harmonie entre l'Homme, l'univers et ce que Steiner désignait comme les « mondes supérieurs ». Grand admirateur de Goethe, il s'illustra comme philosophe, homme de lettres, dramaturge, architecte, et surtout promoteur de nouvelles méthodes d'enseignement fondées sur la recherche d'une clairvoyance spirituelle. Il est à l'origine de projets aussi divers que les écoles Waldorf, l'agriculture biodynamique, les médicaments et produits cosmétiques Weleda, le mouvement Camphill et la Communauté des Chrétiens.  Il a été secrétaire général de la section allemande de la Société théosophique.

Steiner concevait l'histoire comme une évolution dont la pensée individuelle est le plus récent aboutissement dont les grandes découvertes de la Renaissance et de la révolution industrielle découlent. L'Histoire est elle-même nourrie par les expériences évolutives individuelles qui se déroulent au travers de nombreuses existences ou incarnations successives.

Il voyait le domaine spirituel comme étant relié au domaine physique par l'intermédiaire de l'activité de la pensée humaine. Steiner a décrit son système anthroposophique en ces mots :

« L'anthroposophie est un chemin de connaissance qui voudrait conduire le spirituel en l'être humain au spirituel en l'univers. Elle apparaît comme un besoin du cœur et du sentiment. Elle doit trouver sa justification dans le fait qu'elle est en mesure de donner satisfaction à ce besoin. Seul peut reconnaître le bien-fondé de l'anthroposophie celui qui trouve en elle ce qu'il est pour lui une nécessité de chercher à partir de son propre être intérieur. Ne peuvent de ce fait être anthroposophes que des hommes qui éprouvent certaines questions sur l'essence de l'homme et sur le monde comme une nécessité vitale, de même que l'on éprouve la faim et la soif. »
    — Rudolf Steiner, 1924, in Les Lignes directrices de l'anthroposophie §1, GA 26

Le 25 février 1861, Rudolf Steiner naît à Kraljevec, à l'époque à la frontière austro-hongroise, actuellement en Croatie. Ses parents sont autrichiens. En 1869, sa famille s'installe à Neudörfl, aujourd'hui en Autriche. Il entre au collège moderne et technique de Wiener-Neustadt (Realeschule) en 1872. Trois ans plus tard, il commence à s'intéresser à la philosophie. En 1877, il étudie la pensée de Kant.

En 1879, Rudolf Steiner obtient son diplôme de fin d'études avec félicitations. Il continue à étudier la philosophie, en particulier Fichte. En octobre, devient étudiant à l'Ecole supérieur technique de Vienne. Il y fait la rencontre de Karl Julius Schröer. Il suit également des cours à l'université. En 1880, il fait la connaissance de Félix Kogutzki, le cueilleur de simples qui l'initie à l'occultisme traditionnel et lui aurait fait rencontrer un « maître spirituel » éminent (peut-être Felix Koguzki (1833-1909)).

En 1882, Schroër conseille Steiner à Josef Kürschner en tant qu'éditeur de l'œuvre scientifique de Goethe. La famille Steiner s'installe dans les environs de Vienne. En 1883, il achève le premier volume pour Josef Kürschner (parution en 1884). En octobre, met fin à ses études supérieures car il s'intéresse davantage à la philosophie.

En 1884, Steiner devient le précepteur des enfants des époux Specht, et se consacre au jeune Otto qui est hydrocéphale. Il entame une correspondance avec Edouard von Hartmann. En 1886, il fréquente le salon de la poétesse Eugénie delle Grazie et les théologiens de son entourage. Il accepte de collaborer à l'édition des œuvres scientifiques de Goethe dans la grande édition de Weimar, celle dite « de la Grand Duchesse Sophie ». Il étudie les archives de Goethe et de Schiller puis fait paraître Fondements d'une épistémologie de la conception goethéenne du monde compte particulièrement tenu de Schiller. (GA 2)

En 1888, de janvier à juillet, il participe à la rédaction de l'hebdomadaire allemand Deutsche Wochenschrift. Le 9 novembre, il donne une conférence: « Goethe, père d'une esthétique nouvelle ». L'année suivante, il lit Nietzsche et fréquente le salon de Marie Lang. Son travail aux Archives à partir de 1890 élargit le cercle de ses connaissances, dont Ernst Haeckel, Hermann Grimm, Otto Erich Hartleben, etc. Il soutient en 1891 sa thèse de doctorat en philosophie à l'université de Rostock : « La question fondamentale de la théorie de la connaissance, compte particulièrement tenu de la Doctrine de la Science de Fichte ». Elle est publiée en 1892,complétée d'un chapitre sous le nom « Vérité et science », GA 3

À partir de 1892, il loge chez Anna Eunike, qui est veuve et il l'aide dans l'éducation de ses cinq enfants. En 1894, Steiner publie La Philosophie de la Liberté GA 4. Alors qu'il continue son étude de Nietzsche, il rencontre la sœur de celui-ci, Elisabeth Förster, en 1894 et entre en relations avec les Archives Nietzsche à Naumburg. L'année suivante, il publie Nietzsche, un homme en lutte contre son temps, GA 5. En 1896, il prépare pour la maison d'éditions Cotta, l'édition des œuvres de Schopenhauer et de Jean-Paul. Il termine son travail pour Kürschner. En 1897, il fait paraître Goethe et sa conception du Monde, GA 6. Il s'installe à Berlin chez la famille Eunike. Il est alors co-rédacteur avec Otto Erich Hartleben du Magazin für Litteratur. Il met en scène la pièce de Maurice Maeterlinck : L'Intruse. Il donne aussi des conférences à l'association scientifique « Giordano Bruno » et à celles des jeunes chercheurs et écrivains « Die Kommenden ». En 1898, il donne un cycle de conférences sur « Les Grands courants de la littérature allemande de 1848 à nos jours » à la Société Littéraire Indépendante.

À partir de 1899, il commence à enseigner l'histoire, les sciences et la technique de l'expression orale à l'Université Populaire de Berlin fondée par Wilhelm Liebknecht. Il publie un article dans le Magazin für Litteratur « La révélation secrète de Goethe ». Il épouse civilement Anna Eunike. Il publie aussi son texte «L'égoïsme en philosophie». En 1900-1901, il fait paraître Visions du monde et de la vie au dix-neuvième siècle, repris en 1914 dans une édition élargie et Les énigmes de la philosophie constituant une histoire de la philosophie occidentale.

 

               

 

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